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11/08/2012

Les plus beaux supporters des JO

Il n'y a pas de bons JO sans supporters un peu déjantés. Alors merci à tous ces gens qui ont posé leurs congés en plein été pour porter un collant lycra tricolore, un chapeau de prestidigitateur, des drapeaux bariolés, des lunettes de clown ou des déguisements improbables. Voici une galerie "bah dis donc, tu viens plus aux soirées?"

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En Grande-Bretagne, le drapeau se porte en cape pour les locaux. Rien n'à dire, ils ont mis l'ambiance du début à la fin. Du moins quand leurs athlètes étaient engagés sur leurs épreuves. Sinon, on remercie les militaires d'avoir bouché les trous en tribunes.

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Deux chemins de tables noués par un lacet. Et on va parler du génie de Kenzo après ça...

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 Les Néerlandais, imbattables de classe. Ils parviennent même à s'accorder avec la couleurs des échaffaudages.

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Asterix et Obelix ont encore perdu un pari. Moustaches rasées.

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Pourquoi faut-il toujours qu'il y ait un couillon en arrière-plan pour gâcher une sublime photo?

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Révélation, les Télétubbies tournent à la pinte.

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Les combinaisons ont disparu des piscines. Mais on sait maintenant où elles sont.

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Superbe fausse crète, Monsieur. Mais il y a quand même une petite mèche qui dépasse.

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09/08/2012

Les meilleures (et les pires) ambiances des JO

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C’est bientôt la fin des Jeux (désolé). Alors on s’est décidés à vous faire un petit tour des ambiances londoniennes sur les sites olympiques. On s’excuse, on n’est allés ni à l’aviron, ni à la voile, ni à l’équitation. 

Le beach-volley, ambiance dance-floor. Horse Guards Parade, un parc à deux pas de Westminster. Déjà, vous êtes au coeur du Londres historique. Ambiance Copacabana garantie, avec un DJ qui hurle: «Réveillez le Premier Ministre!» entre les points. Du soleil, du sable fin, de la musique et des filles en bikini: trois choses introuvables dans la capitale anglaise.

L’athlétisme, ambiance olympique. Tous les athlètes le disent, ils n’ont jamais vu ça. Les 80.000 places du stade olympique font un bruit faramineux, mais ce n’est pas une info. Ce qui l’est plus, c’est de voir l’enceinte londonienne afficher complet aux premières heures de la matinée. C’est rarissime dans un grand championnat.

La boxe, ambiance sueur. Il faut avoir entendu 2.000 Irlandais hurler comme des ânes pour pousser leur protégé pour comprendre ça. Mais la salle de boxe, bien que située dans le tristounet centre d’ExCel, est une arène bien vivante. Les spectateurs ne sont pas très loin du ring: tout le monde voit, entend et sent les coups portés.

La piscine, ambiance gigantisme. Elle est ratée, c'est tout. Moche extérieurement, mal foutue à l'intérieur, voilà la piscine olympique. Les spectateurs en haut des tribunes ne voient rien. Et leplafond en forme de ventre de baleine descend tellement bas que certains photographes se sont pleins de ne pas voir le plongeoir.

Le vélodrome, ambiance British. De l’extérieur, le «Pringles» londonien est déjà splendide. A l’intérieur, c’est encore mieux. Si l’affluence est forcément réduite (1.500 places), la chaleur, au propre comme au figuré, est absolument incroyable. D’abord parce qu’il fait facilement 28°c à l’intérieur. Ensuite, parce que les Anglais ont remporté tellement de médailles sur leur piste qu’il y régnait une atmosphère typiquement britannique. Sur les victoires de Hoy, Pendleton ou Kenny, on n’était parfois plus à Anfield qu’aux JO.

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ExCel, ambiance chantier. Le gros point noir des sites olympiques. Un hangar géant où sont regroupés l’escrime, le tennis de table, l’haltérophilie, la boxe, le judo, la lutte, le taekwondo… Des salles parfois exigües, dans lesquelles on a monté des échafaudages en guise de tribunes. Avec des banderoles à droite et à gauche comme cache-misère. L’allée principale, dévouée aux spectateurs? Des stands de bouffe où on doit manger par terre.

Le canoë, ambiance campagnarde. Pensez à apporter les rillettes! Au bord de la Lee Valley White Water, voici les JO à la campagne. Quelques Anglais, beaucoup de Slovaques, 30 minutes à pied dans la boue et vous êtes arrivés là où Tony Estanguet a remporté sa 3e médaille d’or. Deux accessoires indispensables: le K-Way pour lutter contre une humidité toute britannique, et le jeu de cartes, comme pour tout bon pique-nique qui se respecte.

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Le basket et le hand, ambiance néophyte. La Copper Box et la basket Arena ont été le rendez-vous des gens qui n’y connaissent rien. En Grande-Bretagne, la culture basket est à peine mieux partagée que celle, inexistante, pour le hand. Sur le 1er match des handballeurs locaux, l’ambiance était tout de même extraordinaire pour leur 1er but: certains ont cru qu’ils étaient aussi rares qu’au foot. 

Wimbledon, ambiance légende. On n’est plus aux Jeux, mais tant pis. De la Murray Mount aux courts annexes, Wimbledon a apporté à cette olympiade un peu de légende, à l’image du Cricket Ground, où se déroulaient les épreuves de tir à l’arc. C’était un peu loin du reste des sites, mais au moins, celui-là a une histoire gigantesque. Et comme Andy Murray a gagné…

Le Club France, ambiance «m’as-tu-vu». Le comble du chic, visiblement, pour la diaspora française de Londres, c’est d’aller boire une bière avec Gérard Holtz et Marc Maury au Club France. Le pull sur les épaules, face à la Tamise, c’est encore mieux. Six livres l’entrée pour les quidams, quarante livres  à partir de 19h, quand même. Ok, c’est gratuit si vous avez un ticket. Et l’impression assez rapide de se retrouver à faire son boulot au milieu d’un concert des Enfoirés.

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AM et RS

13:27 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (2)

05/08/2012

Journaliste, supporter, ou un peu des deux?

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Nous sommes tous les Valérie Trierweiler du journalisme sportif. Voilà, avouons le une bonne fois pour toute qu’on en finisse avec les accusations fumeuses de franchouillardise ou d’excès de patriotisme. Suivre les Jeux olympiques, c’est aussi s’acoquiner avec les athlètes d’un pays, les supporter intérieurement et savourer une à une les médailles qu’ils récoltent. Ne nous en cachons pas, avant d’être journalistes, nous sommes tous passionnés de sport et de fait, supporters des athlètes d’un pays.

Un journaliste sportif qui affirme le contraire ne dit pas, à mon avis, la vérité. D’abord parce que la présence de la plupart d’entre nous à Londres dépend des performances des Français. Si aucun d’entre eux n’était qualifié, il n’y aurait sûrement pas 250 journalistes de presse écrite accrédités. Puis il y a le lecteur. Traiter les Jeux, c’est lui offrir une lucarne sur ce qu’il rêverait de voir à Londres, avec ses yeux de supporter français. On peut toujours le forcer à lire des sujets décalés, il reste le seul juge de notre travail, celui qui clique sur un article en ligne ou achète un journal. S’il aime voir les Français gagner, il faut savoir le raconter.

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Dans une interview aux Inrocks, le sociologue Michel Caillat s’indigne du traitement médiatique des Jeux en France. «On les appelle “journalistes”, mais ce sont des supporters. Vous avez vu quand ils interviewent les sportifs après un match? De purs moments de complicité indignes d’une carte de presse», écrit-il. Je comprends bien ce sentiment, mais dans les faits, il me semble qu’une petite dose d’empathie n’empêche en rien le journaliste de travailler correctement, s’il fait preuve d’honnêteté intellectuelle. Oui, on peut croiser les doigts pour que Teddy Riner gagne ses combats. Et oui, on peut aussi être intraitable dans un papier s’il fait n’importe quoi. Comme Michel Caillat le dit très justement un peu plus loin, «la passion n’empêche pas de prendre du recul.»

Car il y a quand même des limites à ne pas franchir. J’ai croisé au judo un journaliste géorgien, en survêtement, qui hurlait des consignes à un athlète. Le lendemain, en tribune de presse, c’est un Tunisien qui agitait un drapeau de son pays pendant le combat d’un autre judoka. Jusqu’à preuve du contraire, nous ne faisons pas partie d’un staff. Nous ne sommes qu’observateurs, en dépit de l’étiquette de «spécialistes» que certains se collent parfois. Ne l’oublions pas et essayons de rester à notre place.

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Allez, pour le plaisir, voici comment on a vécu la victoire de Mo Farah dans le studio de la BBC samedi soir.

R.S.

Crédits Photos: Sipa et Reuters

 
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