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29/07/2012

Le pin's, accessoire indispensable des JO

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Au même titre que le survêtement «Champion’s» à pressions ou les scoubidous, on pensait les pin’s enterrés dans les livres d’histoire au chapitre «années 1990». Et puis les JO les ont ressuscités. Lors de chaque Jeux, l’un des grands passe-temps des touristes et même des athlètes consiste à échanger des dizaines de pin’s estampillés JO. Des pin’s officiels édités par le Locog, les marques, les comités nationaux olympiques, les médias. Bref, tout ce qui tourne autour de l’organisation des Jeux.

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Au parc olympique de Londres, un stand d’échange a même été installé. Cette année, la collection londonienne compte 2012 exemplaires que chacun peu acheter à l’unité. Prix moyen, 5 euros. Ensuite, le grand jeu consiste à les échanger pour compléter une collection. Et là, ça devient sérieux.

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Pour certains, les pin’s des JO, c’est bien plus qu’un simple jeu de cour d’école. Une vraie passion. Pascal, un commerçant de Tours, s’offre un voyage aux Jeux tous les deux ans (l’hiver, ça compte aussi) pour trouver quelques pièces rares de la gamme «Coca Cola» exclusivement. Chez lui, il compte un bon millier de pin’s. D’autres avancent des chiffres encore plus impressionnants. 8.000 pour une Allemande, «des dizaines de milliers» pour un Anglais un peu Marseillais sur les bords.

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«On aime ça parce que c’est convivial», indique Pascal en plein échange avec un gamin de Londres. Les gens les accrochent à leur badge, c’est joli en plus.» Parmi les pièces les plus rares, les pin’s édités par les toutes petites délégations lors des précédentes olympiades, mais aussi les pin's réservés aux médias, paraît-il. Promis j'en ferai don à Pascal.

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16:00 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (2)

27/07/2012

On a survécu à la présentation de «Team USA»

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Ne cherchez plus la star des Jeux. Du moins dans la catégorie des sports collectifs. L’équipe de basket américaine tenait sa première conférence de presse vendredi et à vrai dire, cela fait un choc quand on a enchaîné pendant deux jours les présentations des équipes de France de gym, tir à l’arc, badminton, ou escrime.

Même si cette équipe n’est qu’une dream-team du pauvre (prends-ça Kobe Bryant), elle a quand même eu droit à une présentation XXL dans la "main conference room", un amphithéâtre géant, la Rolls des salles de conférence de presse au parc olympique. Et il y avait de quoi. Pour 45 minutes d’apparition devant les caméras, les basketteurs US ont réussi à remplir la salle. A la louche, 700 ou 800 journalistes se sont agglutinés. Peut-être même plus. Ban Ki Moon aurait été invité, il n’aurait pas fait mieux.

Tout ça pour quoi? 30 secondes de présentation du coach, puis un message du chef de presse sur la préparation et un rallye de trois quarts d’heure d’interviews dites en «one-to-one». La bonne blague. Alignés sur l’estrade principale avec trois bons mètres d’écart, les stars NBA ont fait le travail. Autour de Bryant et James s’est immédiatement dressé un mur humain de dix mètres d’épaisseur d'où sortaient des centaines de micros et enregistreurs. Tendinite de l’avant bras assurée, coups de caméras sur la tête et asphyxie pour les plus petits d'entre nous.

En fait, pour avoir un chance de parler à l’un d’entre eux, il fallait se tourner vers les seconds couteaux (voire carrément les kinés) un peu moins exposés, mais tout de même assaillis par des confrères mexicains, philippins ou canadiens. Entre un «Quand-est ce que tu vas signer en Chine?» ou «Quelle est votre nourriture préférée au village», il y a forcément à boire et à manger dans ce type de rassemblement qui, en soit, est déjà un très drôle d'événement.

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Crédits photo: AFP et Lucas Garcia, un généreux collègue du Journal de la Réunion

26/07/2012

Bienvenue à Disneyland

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«Vous faites partie de la famille olympique?» A Londres, c’est la première question qu’on vous pose quand on vous aperçoit avec votre  accréditation autour du coup. Oui, les journalistes font bien partie de la famille olympique. Mais être aux JO, c’est visiblement beaucoup plus que ça. En fait, Romain et moi sommes maintenant citoyens d’une nation éphémère: l’olympisme. C’est l’impression qu’on a depuis notre arrivée dans la capitale anglaise. Nouvelle langue, nouveaux papiers d’identité, nouveau téléphone, enregistrement partout, code-barres tous les 20mètres.

Et visiblement, c’est une famille qui n’a pas trop de soucis à boucler les fins de mois. Parc olympique immense, salle de presse gigantesque, transports au top… A Londres, on a longtemps glosé sur les 11,5 milliards de livres investis pour accueillir un million de visiteurs par jour. On a vite compris comment certains vont s’y prendre pour rentabiliser. Le package wifi au Media Press Center: 180 livres. Et la plus grande entrée du Parc olympique se fait par... un immense centre commercial.

Ne soyons pas malhonnêtes: on nous a quand même refilé deux sacs à dos! Et aussi un pass transport qui nous évite de devoir acheter nos tickets, comme la plèbe. Là où on touche vite les limites de la chose, c’est quand on commence à avoir l’impression de se balader à Euro Disney. Et que le slogan de ces Jeux («Inspirer une génération») sonne faux quand on ne peut pas tourner la tête sans voir un sponsor. Ici, on ne va pas au café mais au MacCafé. On ne paie par carte mais par Visa. Mais comme on n’a pas encore eu besoin de produits chimiques, on n’a pas encore eu maille à partir avec Dow Chemicles.

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16:16 Publié dans Sport | Tags : jo, londres 2012 | Lien permanent | Commentaires (0)

 
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