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11/08/2012

Les plus beaux supporters des JO

Il n'y a pas de bons JO sans supporters un peu déjantés. Alors merci à tous ces gens qui ont posé leurs congés en plein été pour porter un collant lycra tricolore, un chapeau de prestidigitateur, des drapeaux bariolés, des lunettes de clown ou des déguisements improbables. Voici une galerie "bah dis donc, tu viens plus aux soirées?"

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En Grande-Bretagne, le drapeau se porte en cape pour les locaux. Rien n'à dire, ils ont mis l'ambiance du début à la fin. Du moins quand leurs athlètes étaient engagés sur leurs épreuves. Sinon, on remercie les militaires d'avoir bouché les trous en tribunes.

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Deux chemins de tables noués par un lacet. Et on va parler du génie de Kenzo après ça...

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 Les Néerlandais, imbattables de classe. Ils parviennent même à s'accorder avec la couleurs des échaffaudages.

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Asterix et Obelix ont encore perdu un pari. Moustaches rasées.

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Pourquoi faut-il toujours qu'il y ait un couillon en arrière-plan pour gâcher une sublime photo?

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Révélation, les Télétubbies tournent à la pinte.

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Les combinaisons ont disparu des piscines. Mais on sait maintenant où elles sont.

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Superbe fausse crète, Monsieur. Mais il y a quand même une petite mèche qui dépasse.

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05/08/2012

Journaliste, supporter, ou un peu des deux?

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Nous sommes tous les Valérie Trierweiler du journalisme sportif. Voilà, avouons le une bonne fois pour toute qu’on en finisse avec les accusations fumeuses de franchouillardise ou d’excès de patriotisme. Suivre les Jeux olympiques, c’est aussi s’acoquiner avec les athlètes d’un pays, les supporter intérieurement et savourer une à une les médailles qu’ils récoltent. Ne nous en cachons pas, avant d’être journalistes, nous sommes tous passionnés de sport et de fait, supporters des athlètes d’un pays.

Un journaliste sportif qui affirme le contraire ne dit pas, à mon avis, la vérité. D’abord parce que la présence de la plupart d’entre nous à Londres dépend des performances des Français. Si aucun d’entre eux n’était qualifié, il n’y aurait sûrement pas 250 journalistes de presse écrite accrédités. Puis il y a le lecteur. Traiter les Jeux, c’est lui offrir une lucarne sur ce qu’il rêverait de voir à Londres, avec ses yeux de supporter français. On peut toujours le forcer à lire des sujets décalés, il reste le seul juge de notre travail, celui qui clique sur un article en ligne ou achète un journal. S’il aime voir les Français gagner, il faut savoir le raconter.

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Dans une interview aux Inrocks, le sociologue Michel Caillat s’indigne du traitement médiatique des Jeux en France. «On les appelle “journalistes”, mais ce sont des supporters. Vous avez vu quand ils interviewent les sportifs après un match? De purs moments de complicité indignes d’une carte de presse», écrit-il. Je comprends bien ce sentiment, mais dans les faits, il me semble qu’une petite dose d’empathie n’empêche en rien le journaliste de travailler correctement, s’il fait preuve d’honnêteté intellectuelle. Oui, on peut croiser les doigts pour que Teddy Riner gagne ses combats. Et oui, on peut aussi être intraitable dans un papier s’il fait n’importe quoi. Comme Michel Caillat le dit très justement un peu plus loin, «la passion n’empêche pas de prendre du recul.»

Car il y a quand même des limites à ne pas franchir. J’ai croisé au judo un journaliste géorgien, en survêtement, qui hurlait des consignes à un athlète. Le lendemain, en tribune de presse, c’est un Tunisien qui agitait un drapeau de son pays pendant le combat d’un autre judoka. Jusqu’à preuve du contraire, nous ne faisons pas partie d’un staff. Nous ne sommes qu’observateurs, en dépit de l’étiquette de «spécialistes» que certains se collent parfois. Ne l’oublions pas et essayons de rester à notre place.

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Allez, pour le plaisir, voici comment on a vécu la victoire de Mo Farah dans le studio de la BBC samedi soir.

R.S.

Crédits Photos: Sipa et Reuters

27/07/2012

On a survécu à la présentation de «Team USA»

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Ne cherchez plus la star des Jeux. Du moins dans la catégorie des sports collectifs. L’équipe de basket américaine tenait sa première conférence de presse vendredi et à vrai dire, cela fait un choc quand on a enchaîné pendant deux jours les présentations des équipes de France de gym, tir à l’arc, badminton, ou escrime.

Même si cette équipe n’est qu’une dream-team du pauvre (prends-ça Kobe Bryant), elle a quand même eu droit à une présentation XXL dans la "main conference room", un amphithéâtre géant, la Rolls des salles de conférence de presse au parc olympique. Et il y avait de quoi. Pour 45 minutes d’apparition devant les caméras, les basketteurs US ont réussi à remplir la salle. A la louche, 700 ou 800 journalistes se sont agglutinés. Peut-être même plus. Ban Ki Moon aurait été invité, il n’aurait pas fait mieux.

Tout ça pour quoi? 30 secondes de présentation du coach, puis un message du chef de presse sur la préparation et un rallye de trois quarts d’heure d’interviews dites en «one-to-one». La bonne blague. Alignés sur l’estrade principale avec trois bons mètres d’écart, les stars NBA ont fait le travail. Autour de Bryant et James s’est immédiatement dressé un mur humain de dix mètres d’épaisseur d'où sortaient des centaines de micros et enregistreurs. Tendinite de l’avant bras assurée, coups de caméras sur la tête et asphyxie pour les plus petits d'entre nous.

En fait, pour avoir un chance de parler à l’un d’entre eux, il fallait se tourner vers les seconds couteaux (voire carrément les kinés) un peu moins exposés, mais tout de même assaillis par des confrères mexicains, philippins ou canadiens. Entre un «Quand-est ce que tu vas signer en Chine?» ou «Quelle est votre nourriture préférée au village», il y a forcément à boire et à manger dans ce type de rassemblement qui, en soit, est déjà un très drôle d'événement.

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Crédits photo: AFP et Lucas Garcia, un généreux collègue du Journal de la Réunion

 
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